Version testée : Glide OS 3.0
http://www.glideos.com/
Il s’agit d’un WebOS propriétaire, tournant entierrement en Flash V9
C’est l’OS équipant les iphone pour le marché français
Capacité de stockage de 10 gig
Je ne vais pas réécrire un test complet, il y en a un très bien sur clubic, je le recopie donc ci dessous :
Glide OS
Contrairement aux deux autres
« systèmes d’exploitation » évoqués
jusqu’ici, Glide OS se différencie quelque peu par son approche,
qui consiste moins à imiter le fonctionnement d’un vrai
système d’exploitation local qu’à proposer une
série d’applications réunies sous une interface de type
« bureau ». Comme Desktop Two, EyeOS propose un espace de
stockage de 10 Go sur un serveur central. Des formules payantes
permettent de disposer de plus d’espace, mais l’utilisateur lambda
n’aura sans doute pas de mal à se contenter de la formule
gratuite.
Tour de l’interface
GlideOS propose comme ses
concurrents un bureau sur lequel siègent plusieurs raccourcis
sous forme d’icônes. Néanmoins, la comparaison
s’arrête là puisque la plupart des applications s’ouvrent
dans une fenêtre navigateur séparée. En outre, il
est impossible de déplacer les icônes sur le bureau. On
trouve cependant quelques modules résidents sur le bureau, comme
un gestionnaire de notes « post it », un lecteur audio, une
calculatrice ou encore un carnet d’adresses.
En observant l’interface de Glide OS de plus près, on note la
présence de trois onglets. Le premier, Desktop, affiche le
bureau, le deuxième donne accès au gestionnaire de
fichiers sur lequel nous reviendrons plus bas, et le dernier, Portal,
permet d’accéder à divers contenus multimédias
(vidéos, photos, liens vers des sites comme Digg…). On
notera le côté très agréable de l’interface,
les fenêtres étant agrémentées d’effets de
transparence façon Aero. Les icônes sont colorées,
le thème est personnalisable, bref, une première
impression plutôt favorable, même si, sur ce point, Glide
OS est difficilement comparable avec EyeOS ou Desktop Two dans la
mesure où il ne va pas aussi loin dans la «
métaphore » des environnements de bureau traditionnels.
Applications : bureautique
Glide OS propose
quelques applications de bureautique plutôt intéressantes.
La première d’entre elle est Write qui, comme son nom l’indique,
est un traitement de texte. Le terme peut paraître
galvaudé et il ne faudra pas, là encore, s’attendre
à un équivalent de Microsoft Word ou même
d’OpenOffice.org Writer mais on notera quelques fonctionnalités
telles que l’insertion de sauts de page, la création de
tableaux, l’ajout de caractères spéciaux ou même un
correcteur orthographique. Celui-ci gère le français,
mais malheureusement de manière assez hasardeuse, soulignant
notamment tous les mots précédés d’une apostrophe.
Néanmoins, dans l’ensemble, Write ne fait pas vraiment bien pire
que ses concurrents en ligne et gère l’exportation au format
.doc.
Le second module de type « Office » est un gestionnaire de
présentation. Là encore, si on ne trouvera pas
l’équivalent d’un Powerpoint, on sera agréablement
surpris par la qualité relativement correcte de l’application :
on y trouve plusieurs mises en page de diapositives, de nombreux
thèmes, la possibilité d’ajouter facilement des zones de
textes ou des formes, plusieurs types de transition ou encore
l’exportation au format PPT ou PDF. Cette fonction est toutefois assez
hasardeuse : l’exportation vers PowerPoint ne semble notamment pas
conserver les formes géométriques.
Quid du tableur ? En fait, celui-ci n’est pas directement
intégré au service web GlideOS mais fourni avec
l’application de synchronisation GlideOS One. Il s’agit donc d’une
application locale, mais disposant de fonctionnalités
collaboratives exploitant GlideOS. On ne répètera pas ce
qu’on a déjà dit sur les deux autres applications, et qui
se vérifie aussi pour ce tableur somme toute assez basique, mais
sans doute suffisant pour une utilisation occasionnelle.
Le calendrier propose des fonctionnalités essentielles (vue du
jour, de la semaine ou du mois) et le réglage de la
récurrence des événements, ainsi que la
possibilité de leur attribuer une alerte, mais la gestion des
événements est peu pratique : une fois le rendez-vous
créé, on peut ainsi le déplacer d’un jour à
l’autre, mais pas le changer de plage horaire par simple
glisser/déposer. Ces petits défauts d’interface sont
néanmoins contrebalancés par une fonctionnalité
plus qu’intéressante : la possibilité d’importer un
calendrier en provenance de Microsoft Outlook. Testée sur notre
machine, l’importation n’a pas posé de problème à
partir d’Outlook 2007. Le carnet d’adresses fait quant à lui
partie des rares applications à ne pas se lancer dans une
fenêtre navigateur distincte, mais sur le bureau. Sa
présentation façon « carnet à spirale
» n’est pas du meilleur goût, mais l’outil ne
s’avère pas désagréable à l’usage.
Là encore, on pourra importer des contacts en provenance
d’Outlook, mais également d’Outlook Express ou Mozilla
Thunderbird.
Applications : Internet & communication
Au
niveau des applications de communication, on trouve tout d’abord un
client mail, associé à une adresse mail
monpseudo@glidefree.com, créée automatiquement lors de
l’inscription. Il est fort possible que vous souhaitiez utiliser une
autre adresse, et pour cela, le client a tout prévu puisqu’il
gère l’ajout d’autres comptes POP3 ou IMAP, ainsi que les
principaux webmails (Gmail, Yahoo Mail, Windows Live Hotmail…).
L’ergonomie n’a peut être pas de quoi détourner un adepte
de Gmail de son interface fétiche, mais l’impression globale est
satisfaisante, et on appréciera particulièrement la prise
en charge du protocole IMAP.
GlideOS ne propose pas de client de messagerie instantanée. En
revanche, on trouve une application de vidéo-conférence,
permettant d’inviter jusqu’à 5 utilisateurs à des
réunions incluant le son, la vidéo si vous
possédez une webcam, mais également un tableau et
même la possibilité d’inclure des fichiers
multimédias tels que des vidéos ou des images pour les
diffuser aux intervenants. L’interface ne paie pas
particulièrement de mine, mais la fonctionnalité est
originale pour une suite d’applications en ligne, d’autant qu’il est
possible d’inviter des utilisateurs de GlideOS tout comme des
non-utilisateurs du service. On appréciera, en outre,
l’intégration des applications de communication avec la suite
bureautique : il est ainsi possible, depuis les outils bureautique, de
démarrer une réunion à propos du document en cours
d’édition, ou encore de l’envoyer par mail.
Applications : multimedia
Au niveau de la gestion des photos, GlideOS se distingue une fois de plus de ses concurrents en proposant un outil de retouche en ligne
qui n’atteint pas la qualité du très prometteur Photoshop
Express mais qui propose tout de même une solution adaptée
aux retouches basiques (luminosité, contraste, suppression des
yeux rouges…) et à l’application d’effets divers. On
appréciera notamment le panneau d’aperçu rappelant
Photoshop Elements, offrant un accès rapide aux effets à
appliquer. L’éditeur photo ne fonctionne cependant qu’avec les
images synchronisées au préalable dans le
répertoire d’images de GlideOS.
Le service permet également d’uploader de la musique et des
vidéos pour les lire en ligne, là encore après les
avoir synchronisées depuis un répertoire local. La
lecture s’effectue depuis le gestionnaire de fichiers Glide HD, et
ouvre un lecteur assez détestable, à la skin ronde
rappelant un baladeur CD. Peu ergonomique, trop petit, impossible
à redimensionner ou à déplacer sur le bureau, ce
lecteur n’est franchement pas le point fort de la suite logicielle
Glide.
Gestion et transfert des fichiers
Contrairement
aux gestionnaires d’EyeOS ou Desktop Two, GlideHD, le gestionnaire de
fichiers de GlideOS, est une interface séparée du bureau,
accessible depuis son propre onglet. Le fonctionnement et la
philosophie sont également différents. Là
où EyeOS propose un vrai système de fichiers avec une
arborescence et des dossiers dans lesquels on peut naviguer et
déplacer ou copier les fichiers à sa guise, GlideOS
propose une série de « conteneurs » dans lesquels on
publiera (par upload manuel ou par synchronisation automatique)
différents types de fichiers : images, vidéos, fichiers
audio, calendriers…
Pour transférer les fichiers vers ces conteneurs, il est
nécessaire d’utiliser l’application locale Glide, qui
nécessite quant à elle l’installation préalable du
.NET Framework 2.0, en ce qui concerne la version Windows. Cette
application, que l’on pourrait rapprocher d’un Palm Desktop, permet
d’uploader manuellement des fichiers soit par glisser/déposer
vers la catégorie correspondante, soit en définissant une
synchronisation entre un répertoire local et un conteneur
GlideOS. La synchronisation s’effectue en passant par le gestionnaire
de planification des tâches de Windows. L’application locale
permet également d’importer différents
éléments : marque-pages, contacts et calendriers. On
appréciera sa disponibilité sur Mac OS X et Linux.
L’impression finale laissée par Glide OS est à la fois
prometteuse et frustrante. Prometteuse parce que les applications
fournies sont généralement de bonne qualité et
offrent des fonctionnalités souvent plus avancées que ce
que proposent les services concurrents. Frustrante parce qu’il ressort
de ces applications une certaine confusion : les interfaces sont
disparates et parfois un peu brouillonnes, et le gestionnaire de
fichiers est assez confus. En cela, il est finalement symptomatique de
la plupart de ces services : innovants, gratuits, intéressants
et prometteurs, mais manquant encore sérieusement de
maturité.
Notes persos :
- Création d’un « utilisateur » : hagaia









