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WEBOS : Test de DesktopTwo

Un WebOS « classique », style windows, bien foutu mais sans grande originalité

Les accés « bureautique » sont lents, un petit plus, intégration des contacts msn et yahoo

le test trouvé sur clubic ci dessous : http://www.clubic.com/article-151212-2-os-ligne-decouverte-bureaux-virtuels.html


Desktop Two

Créé par la
société Sapotek, DesktopTwo est un bureau virtuel
nécessitant l’installation préalable du lecteur Flash
pour fonctionner. Contrairement à EyeOS (qui est d’ailleurs le
seul dans ce cas), Desktop Two est uniquement destiné à
être utilisé comme un service web basé sur un
serveur central. Il est impossible de l’installer soi-même sur un
serveur. Il est actuellement en version bêta et nécessite
une simple inscription, entièrement gratuite. Celle-ci donne un
accès au service, qui s’accompagne d’un espace de stockage en
ligne de 10 Go.

Premiers contacts avec l’interface

Au
lancement de Desktop Two, l’utilisateur est immédiatement
frappé d’une envie pressante : celle de fermer la
bannière publicitaire qui siège sur le bureau. C’est
impossible ! En revanche, si vous souhaitez, vous pouvez l’agrandir
(est-ce de l’humour, du cynisme ou de la naïveté ?).
Passons sur ce point pour examiner le bureau. Celui-ci présente
une disposition là encore assez proche de Windows, encore plus
que pour EyeOS, puisqu’on trouve le menu démarrer et la barre
des tâches au même endroit. Cette dernière est assez
confuse au premier abord, puisqu’elle n’affiche pas le nom des
fenêtres ouvertes, mais simplement de petites icônes
à la manière du dock de Mac OS X. On remarquera
également un petit « widget » permettant de lancer
des recherches, d’afficher des informations (heure, date, espace
libre…) ou d’accéder à la messagerie
instantanée et au lecteur MP3.

Le bureau est, par défaut, chargé d’icônes donnant
accès à la plupart des applications incluses. On
remarquera qu’il est impossible de les sélectionner comme on le
ferait sous Windows ou Mac OS X. Les fenêtres
bénéficient d’un look un peu moins épuré
que celles d’EyeOS, et sont notamment agrémentées
d’arrondis et d’ombres portées. On notera en revanche un
problème de réactivité assez agaçant : au
lancement de chaque application, une roue effectue
systématiquement quelques tours avant de vous donner la main.

Applications : bureautique

Contrairement
à EyeOS, Desktop Two ne propose pas de suite bureautique
intégrée, mais un lien vers une version en ligne
d’OpenOffice.org ainsi que vers un lecteur de fichier PDF. En
réalité, le procédé utilisé est
assez tordu : les logiciels s’ouvrent dans une fenêtre
séparée, et sont en fait des versions Linux tournant via
une session VNC ! Il en résulte des performances assez
médiocres et une utilité limitée dans le cadre du
« système d’exploitation » puisque les applications
ne s’intègrent pas au bureau.

D’autres outils de bureautique sont néanmoins disponibles
à l’intérieur même du bureau virtuel. On trouve
ainsi un agenda offrant une interface à priori minimaliste mais
simple d’utilisation. Malheureusement, l’ajout de n’importe quel
rendez-vous à n’importe quelle heure conduit inexorablement au
même phénomène, vérifié sur deux
machines différentes : l’évènement est tout
simplement invisible. Plutôt embêtant… Le
gestionnaire de contacts bénéficie également d’une
interface agréable. La saisie d’un nouveau contact se traduit,
cette fois-ci, par son ajout visible et fonctionnel. L’importation et
l’exportation de contacts s’effectuent au format VCF.

Desktop Two
Desktop Two

Applications : internet

DesktopTwo part du
principe, somme toute logique, qu’un bureau virtuel s’exécutant
depuis un navigateur web n’a pas besoin de proposer un navigateur. On
trouve en revanche plusieurs applications de communication, en premier
lieu desquelles un client mail. Par rapport à celui d’EyeOS, il
propose des fonctionnalités un peu plus complètes. On
trouvera ainsi la possibilité d’ajouter des règles de
filtrage aux messages, et de bénéficier d’un filtre
antispam et même d’une analyse antivirus.

DesktopTwo bénéficie également d’un client de
messagerie instantanée, compatible à la fois avec
d’autres utilisateurs du système et avec d’autres clients
(Jabber, MSN, AIM). Dans le cas d’utilisateurs d’EyeOS, l’ajout de
contacts fonctionne parfaitement et on arrive à dialoguer avec
des possibilités certes rudimentaires mais suffisantes. Il est
également possible d’envoyer des fichiers. En revanche, l’ajout
de contacts depuis d’autres réseaux pose un gros problème
: le client renvoie vers un assistant de configuration du
compte… qui ne s’ouvre jamais ! Dommage, car cette
fonctionnalité décuplerait l’intérêt de ce
client. Comme toujours, le statut de bêta incite à
l’indulgence, mais ce bug est plutôt gênant.

Desktop Two
Desktop Two


Les applications internet sont intéressantes mais buggées

Comme pour EyeOS, on trouve un lecteur de flux RSS tout ce qu’il y’a de
plus basique, gérant aussi bien l’ajout de flux depuis le
copier/coller de son adresse que l’importation et l’exportation de
fichiers OPML pris en charge par la plupart des lecteurs de flux. Il
n’y a pas grand-chose à redire sur ce module qui s’avère
toutefois un peu lent à la détente de temps en temps : il
nous est arrivé de bloquer sur la mise à jour d’un fil
d’actualité, lenteur qui peut également provenir du site
en question.

Au rang des fonctionnalités originales, on notera enfin la possibilité de créer et éditer un blog
depuis Desktop Two. L’éditeur est là encore assez
rudimentaire mais permet de créer, de modifier et de supprimer
des messages dans lesquels on peut intégrer des images ou des
liens, de gérer les commentaires ou encore de changer
l’apparence du blog en choisissant parmi de nombreux thèmes.
Évidemment, il ne s’agit pas de convaincre les « hardcore
bloggueurs » de quitter WordPress ou Dotclear, mais ce petit
bonus à l’offre logicielle est agréable.

Applications : multimédia

Au niveau
multimédia, DesktopTwo est assez limité et ne propose
qu’un lecteur MP3. Celui-ci est néanmoins assez
évolué et ne se contente pas d’être un simple
lecteur en proposant des fonctionnalités de gestion de
bibliothèque musicale et de listes de lecture. On regrettera
néanmoins l’impossibilité d’importer directement de la
musique depuis un disque local, nécessitant le passage par le
gestionnaire de fichier Hard Drive.

Gestion et transfert de fichiers

Ledit
gestionnaire de fichiers propose un fonctionnement relativement proche
de celui d’EyeOS. On remarque néanmoins d’emblée
qu’aucune arborescence n’est proposée par défaut, alors
qu’EyeOS propose des dossiers pour y stocker ses images, ses documents
ou sa musique. La création de dossiers est possible, ainsi que
leur déplacement, et la barre d’outils inclut des boutons
permettant d’uploader des fichiers depuis une URL ou un disque local,
et de les télécharger.

Malheureusement, si le gestionnaire semble satisfaisant sur le papier,
son utilisation s’avère tout à fait catastrophique : nos
divers essais d’envoi de fichiers se sont conclus par des échecs
cuisants (les fichiers semblent s’être correctement
téléchargés, mais sont invisibles, la roue de
chargement se met parfois à tourner indéfiniment lors
d’un changement de répertoire ou même du lancement du
gestionnaire… Bref, on est très loin de l’impression
positive laissée par EyeOS dans ce domaine.

Au final, DesktopTwo affiche des ambitions intéressantes et un
aspect visuel soigné. Malheureusement, à l’utilisation,
il s’avère tout simplement instable. Certains modules pourraient
être séduisants (notamment le client de messagerie
instantanée) mais les fonctionnalités clés sont
buggées. Le manque de réactivité est
également flagrant et on ne compte plus les affichages de la
roue de chargement, qui semble parfois, quitte à se
répéter, tourner dans le vide. Comme tout service en
version bêta, DesktopTwo se verra probablement
amélioré. C’est tout ce qu’on peut souhaiter, car en
l’état, le service est difficilement utilisable au quotidien.


Notes persos :